2009, c’est l’année Twitter. Tout le monde le dit. Ne me demande pas comment les gens savent qu’il ne se passera rien de plus important cette année, c’est comme ça, 2009, l’année Twitter. Au moins tu seras prévenu.
Mais le problème avec Twitter, c’est que soit tu y es déjà inscrit et en ce cas tu es déjà plus beau, plus riche, plus drôle et ta vie est une extase permanente. Soit tu n’y es pas encore et alors tu te demandes “Qu’est-ce que c’est encore que ce truc inutile, encore une application Facebook qui me dira qui visite le plus mon profil pour rejoindre le groupe “Si 10 000 personnes rejoignent ce groupe, je saute de la tour Eiffel cul nu” ?”

Pour répondre à ta question et comme beaucoup de monde en ce moment me demande c’est quoi ce Twister, je vais l’expliquer ici. Comme ça, j’aurai plus qu’à y faire un lien accompagné d’une petite moquerie (n’hésite pas à en faire de même, ça augmente mon page rank et je suis encore plus beau).
Donc. Tout a commencé en 1959. Un jeune immigré italien, Giorgio Touitterrino, se balade dans les rues de New York. Il fait beau, les filles sont jolies, c’est le week-end, et… bon ça va Giorgio, tu vas arrêter de nous narguer maintenant ! Reprenons… Tandis que Giorgio se préparait pour l’apéro, il se rendit compte qu’il avait plein de trucs intéressants à partager au monde entier. Par exemple que le chat de sa voisine était vraiment tordant ce matin caché dans un recoin du plafond. Ou encore que le dernier téléphone qu’on a installé chez lui permet d’appeler en Californie. Sans parler du fait qu’il cherche une petite amie et qu’il aurait bien besoin de son réseau pour cela. Des trucs vraiment intéressants, tu en conviendras.

Une rare photo de Giorgio Touitterrino
Heureusement, Giorgio est un petit malin. Il invente un système de messagerie révolutionnaire (pour te dire à quel point, il était barré le rital). Il embauche quelques jeunes gamins des rues qu’il poste à des endroits stratégiques de la ville. De sorte qu’à tout moment il peut leur transmettre ses messages. Ses amis s’inscrivent auprès de lui s’ils veulent les recevoir et de même envoyer les leurs. Les gamins qui parcourent la ville sans arrêt sont rapidement des “Touitties” en hommage à Giorgio. Pas idiots eux non plus, ils ont vite trouvé la combine : ils demandent à être payés au caractère. Cela oblige Touitterrino à limiter chaque message à 140 caractères, soit juste la limite pour que le prix reste sous le seuil des charges sociales.

Des "Touitties" en action
Ce système a fonctionné jusqu’en 2006.
C’est tout à fait exact, je ne mens pas.
C’est à cette époque que Silvio Touitterrino décide de le transposer sur le Web. Diplômé de marketing de la Ritalo Business Scuola, Silvio modernise et américanise le nom en Twitter. Mais le système reste le même.
Attention y en a qui vont te raconter d’autres histoires, à base de geeks développant un système pour s’envoyer en masse des micro-messages en SMS. Ne les écoute pas, c’est une légende pour faire vendre du papier.
L’histoire que je viens de te raconter est vraie, tu peux la répéter dans tes dîners en ville (tu penseras juste à me raconter comment ça s’est passé ici http://twitter.com/julientartaglia, ça me fera marrer).
#aprilfools.
Tu es un génie.
Et en plus tu es mon ami, ce qui ne te fait que des qualités.
rhoo, arrête, c’est trop !
(na en vrai, tu peux continuer, hein)